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Les légumes moches et le gaspillage alimentaire

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Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le tiers des aliments produits annuellement sur la planète n’aboutit pas dans nos assiettes, ou autrement dit, s’en va à la poubelle. Par année, c’est plus de 1,3 milliard de tonnes de nourriture qui sont tout simplement perdues. En plus, toujours selon les données de l’organisation, il y a près de 870 millions de personnes sous-alimentées dans le monde.

Le gaspillage alimentaire est le fait de jeter intentionnellement des aliments propres à la consommation. Au Canada, c’est 27 milliards de dollars en nourriture qui disparaît chaque année, tandis qu’aux États-Unis c’est plus de 100 milliards. On gaspille des aliments qui, pour leur production, ont nécessité la consommation inutile de ressources comme l’eau, les terres arables ou encore l’énergie pour le transport. Imaginez aussi la consommation de ressources pour les emballages des aliments. Sans compter que plus il y a de déchets, plus il y a de gaz à effet de serre émis lors de leur décomposition.

Qui doit-on blâmer?

Le gaspillage alimentaire a lieu dans le secteur agricole, dans l’industrie agro-alimentaire, lors du transport, dans les réseaux de distribution, dans les restaurants, mais aussi chez le consommateur. Dans une société industrialisée comme la nôtre, le gaspillage alimentaire serait amplifié par un excès de normes et de règlements, par souci sanitaire ou esthétique.

Les exigences du marché sont aux produits parfaits, aux carottes qui sont droites, aux tomates qui ne sont pas trop mûres, aux pommes qui ont 50% du rouge réglementaire ou encore aux fruits et légumes qui n’ont pas été abîmés durant leur transport. À l’épicerie, le consommateur sélectionne souvent les produits qu’il juge les plus beaux et les plus frais et redoute à acheter ce qui est réduit. Bref, on juge bien souvent des aliments non consommables alors qu’ils le sont encore.

Heureusement, pour limiter le gaspillage alimentaire, les commerçants donnent des aliments non vendus à des organismes comme Moisson Québec. Plusieurs font aussi du compostage industriel avec les aliments non vendus.

Comment arriver à moins jeter

On a souvent tendance à oublier le petit reste dans le fond du réfrigérateur. On jette moins en tenant son réfrigérateur à l’ordre et en organisant bien ses repas. On peut aussi mieux calculer nos portions, on aura ainsi moins de restes. Décider une fois par semaine de manger du «tout c’qui» (tout  ce qui reste) est un excellent moyen de «passer» nos restes!

Un riz frit, une soupe, une salade de fruits, une omelette sont autant d’idées pour manger ce qui traîne dans le réfrigérateur et qui autrement risquerait de se retrouver à la poubelle. Malheureusement, on achète aussi beaucoup trop de nourriture et on est très à l’écoute des dates de péremption.

Finalement, dans le cas où on a tout fait pour limiter le gaspillage et qu’on doit tout de même jeter des aliments, faire du compost à la maison est un excellent moyen d’apaiser sa conscience! Avez-vous pensé faire l’acquisition d’une poule? Cet animal se ferait un plaisir de manger tous les restes que vous n’aurez pas pu mettre dans votre composteur de jardin!

Références : www.un.org , www.fao.org , www.ledevoir.com , www.lapresse.ca

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