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Survivre à l’hiver, un défi pour la faune!

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Si la tendance se maintient, on aura eu le mois de février le plus froid jamais enregistré! En effet, les trois premières semaines de février ont été les plus froides depuis plus de 30 ans! Il y a fort à parier que ces records de froid en auront incité plusieurs à partir vers le sud. L’hiver est aussi très rude pour la faune sauvage! Pour passer à travers, les animaux ont développé de multiples stratégies d’adaptation. Certaines migrent vers des lieux plus chauds ou encore restent sur place et résistent au froid. Un peu comme nous finalement!

Hibernation 

Les animaux qui hibernent passent l’hiver dans un état d’engourdissement ou de profonde léthargie. Leur température corporelle et leur rythme respiratoire sont en baisse et leurs fonctions biologiques sont ralenties. Ils se cachent dans des abris, loin des prédateurs pour éviter d’être dérangés, car sortir de leur état et y retourner demande beaucoup d’énergie. La marmotte est l’exemple le plus commun d’animal hibernant, mais aussi, certaines espèces de souris sauteuses et de chauves-souris résidentes hibernent.

Hivernation

Ce terme signifie le fait de passer l’hiver dans un abri ou, plus largement, dans un endroit où la température est clémente. Bon nombre d’oiseaux migrent vers le sud, surtout en raison du manque de nourriture, car les insectes se font rares. D’autres passeront l’hiver à somnoler dans un abri sans toutefois tomber dans un état de profonde léthargie. Ils réduiront leurs activités et seront beaucoup moins actifs. Parmi ceux-ci il y a l’ours noir, la moufette et le raton-laveur. On dit qu’ils sont des «faux-hibernants» ou des «semi-hibernants», mais on dira souvent aussi qu’ils hivernent.

D’autres animaux restent actifs pendant toute la durée de l’hiver et font appels à diverses stratégies d’adaptation pour survivre.  

Le pelage des animaux peut s’épaissir ou changer de couleur comme celui du lièvre d’Amérique qui deviendra blanc. En prévision de l’hiver, certaines espèces accumuleront des graisses pendant les périodes où la nourriture sera en quantité suffisante. Plusieurs changeront aussi leurs habitudes alimentaires. À titre d’exemples, le porc-épic se nourrira de l’écorce interne des arbres au lieu de feuilles et de fruits, le renard roux mangera des petits mammifères en hiver, à défaut de baies ou d’insectes et les cerfs de Virginie mangeront des brindilles et des bourgeons au lieu de feuilles. Aussi, certaines espèces comme les écureuils gris et les castors se doteront de réserves alimentaires.

Qu’en est-il réellement des petits animaux comme les amphibiens, les reptiles, les insectes? Comment passent-ils à travers l’hiver?

Pour plusieurs espèces d’insectes, le processus de surfusion empêche leurs liquides organiques de geler. À mesure que la température baisse, les cellules de l’insecte produisent du glycérol, une substance qui empêche la formation de cristaux de glace et qui agit comme un antigel. Par ailleurs, les abeilles et les bourdons choisissent un endroit sec où plusieurs individus se blottissent les eux contre les autres.  Les poissons d’eau douce, quant à eux, restent en eau libre sous la glace et la neige. Ils sont peu actifs et nagent pour garder leurs branchies oxygénées. Pour les reptiles et les amphibiens, la plupart du temps, ils demeurent inactifs dans de petits abris, en état de dormance. Certaines espèces d’amphibiens aquatiques, telles que les grenouilles léopard, restent dans l’eau libre sous la glace. D’autres s’enterrent partiellement dans la boue et nagent de temps en temps pour récupérer de l’oxygène dans l’eau.

Les amphibiens terrestres comme les crapauds s’enterrent sous la couche de sol gelé. D’autres espèces qui ne peuvent pas creuser très profond comme les grenouilles des bois et les rainettes crucifères trouvent des cachettes sous des feuilles mortes ou parmi des bûches et des arbres. Ces dernières sont un peu plus vulnérables au gel et ont développé une tolérance pour y survivre. Elles convertissent le glycogène de leur foie en glucose, qui agit comme un antigel, empêchant ainsi la congélation de leurs cellules, mais permettant la formation de glace dans les espaces extracellulaires. Si leur corps en vient à contenir trop de glace, leur cœur arrête de battre et leur respiration cesse, mais elles survivent tout de même! Cependant, leur corps doit quand même être couvert d’une couche de neige isolante, car si les températures descendent en dessous d’environ -7 degrés Celsius, elles ne sont pas en mesure de survivre. D’autre part, certaines espèces de serpents, comme les couleuvres rayées, se regroupent dans des trous profonds et se blottissent les uns contre les autres pour conserver leur chaleur.

Cette chronique donne un bref aperçu des diverses stratégies d’adaptation, parfois plutôt complexes, par lesquelles les animaux réunissent à passer à travers nos hivers rigoureux. C’est fascinant que constater à quel point la nature peut être si bien faite!

Sources : www.thecanadianencyclopedia.ca  www.cslaval.qc.ca  www.ici.radio-canada.ca www.hww.ca www.cwf-fcf.org www.taiga.net www.seq.qc.ca www.espacepourlavie.ca

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